«Nomade digital», késako?

Portrait robot du nomade 2.0

 

L’ère du tout numérique a donné naissance à une nouvelle tribu, celle des nomades digitaux. Ordinateur portable sous le bras, ils partent installer leur bureau nomade où bon leur semble…. pourvu qu’il y ait du wi-fi. Mais de quoi s’agit-il exactement ?

 

Un «nomade digital» (ou «nomade numérique» en version française, mais moins glam’) est un nomade… parfois stricto sensu. Le «pur et dur» a abandonné son appartement ou sa maison, réduisant ses possessions à un ou deux sacs à dos, valises ou duffles. Il est donc souvent adepte de la vie dite «minimaliste». Il est en quelque sorte sans domicile fixe (si ce n’est officiellement, au moins dans la pratique). La plupart du temps, il conserve une base (chez les parents, le frère ou la sœur) vers laquelle il retourne aussi peu souvent que possible (comprenez, quelques semaines en été).

 

«Une facilité supérieure à la moyenne à ne pas planifier sa vie au-delà du trimestre à venir.»

Et c’est l’autre caractéristique du nomade digital: il est en général né sous des latitudes économiquement privilégiées mais au climat curieusement peu clément. Sur la route, on trouve ainsi nombre d’anglo-saxons, de germanophones (en particulier allemands) et de scandinaves. J’avoue avoir rencontré qu’un nombre restreint d’Helvètes (et exclusivement originaires d’Outre-Sarine).

 

Autre trait de caractère du nomade digital: il se distingue par un profil orienté «liberté» plus que «sécurité», et par une facilité supérieure à la moyenne à ne pas planifier sa vie au-delà du trimestre à venir. Il n’est pas rare qu’il préfère l’option à un itinéraire bien établi, et voyage donc au gré de ses envies, à l’unisson de sa boussole interne. Mais attention: on est loin de l’improbable hippie. Sa mobilité géographique n’empêche pas un esprit fortement orienté «business». Dans cette tribu, on trouve beaucoup de talents bardés de diplômes. Les discussions portent autant sur les tactiques de vente ou d’auto-promotion commerciale que sur la dernière recette végane découverte sur le Net. Le succès en affaires, oui! Mais vivre pour travailler, non! Il s’agit de trouver l’équilibre entre le travail et le bien-être. Ce n’est pas pour rien que le nomade digital a une prédilection pour les destinations offrant spots de surf ou autres loisirs en pleine nature. Ajoutez-y un bureau partagé (un «coworking») et vous obtiendrez la parfaite alternance entre moments de loisirs et phases de travail.

 

Mais en quoi, ces nomades sont-ils digitaux ou numériques ? C’est là que s’ouvre tout un vaste océan de possibilités : le nomade digital exploite les opportunités de communication créées avec Internet pour exercer son métier à distance. Son activité professionnelle ou commerciale est essentiellement, voire exclusivement, basée sur les outils informatiques et le web. Concrètement il a besoin d’un ordinateur et d’un bon wi-fi. Peu importe à ses clients, collègues, associés ou éventuel patron qu’il soit ici ou ailleurs. A quelques détails près, il peut donc s’installer et travailler où bon lui semble. Puis repartir vers d’autres cieux quand il le souhaite. Quels sont ces métiers ou employeurs qui permettent de mener cette vie nomade ?

 

Vous le saurez au prochain épisode…

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Je m’appelle Xenia. Traductrice spécialisée dans la banque et la finance, je suis nomade digitale depuis 2014. Mon but? Faire connaître ce mode de vie en Suisse.

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