Les métiers des nomades digitaux

Mais que font-ils?

Sur Facebook, Instagram & Co., ils posent dans un hamac sur fond d’océan Pacifique ou sur une terrasse en bambou au cœur de la forêt thaîlandaise. Leur tenue de travail? T-shirt, short et tongues. Et ils bossent (si, si,!). Mais dans quoi exactement? Petit tour d’horizon.

Commençons par quelques chiffres. Selon Upwork (une plateforme où sont publiées des offres de mandats pour indépendants), le monde comptait environ 4,8 millions de nomades digitaux en 2014. Ce chiffre ne comprend que les nomades travaillant en freelance. Pour une estimation plus globale, il faut se fier à Pieter Levels, qui a créé Nomadlist, un site qui note différentes destinations en fonction de critères tels que le coût de la vie ou la qualité du wi-fi. Selon lui, les nomades digitaux devraient atteindre le milliard d’ici 2035. Alors, comment rejoindre cette tribu en pleine croissance?

(…) les nomades digitaux devraient atteindre le milliard d’ici 2035.

 

Il existe grosso modo trois voies d’entrée: 

– l’indépendance;

– le statut d’employé travaillant à distance (télétravail), une partie ou toute l’année;

– la création d’entreprise (et notamment, Graal de tous les Graal, le revenu passif).

Ces voies peuvent bien sûr se combiner : on peut être à son compte dans le domaine ABC et créer une société dans le secteur XYZ. Naturellement, on peut aussi cumuler plusieurs activités indépendantes. C’est ce que font souvent les nomades digitaux qui ont fait ce choix de vie car attirés par une vie de voyages loin des contraintes de ce que les anglo-saxons appellent le «nine-to-five » (les horaires de bureaux traditionnels figés). Ces nomades quittent ce travail «9-5» et se lancent en général dans l’aventure avec leurs économies en poche, à la recherche d’une reconversion professionnelle qui leur permettra de gagner leur pain tout en voyageant quand ils le souhaitent et où ils le souhaitent.

Beaucoup rêvent de trouver une manière de générer un «revenu passif». Ils ont presque tous lu La semaine de quatre heures du grand guru Tim Ferriss. Schématiquement, l’idée est de concevoir un «produit» qui demandera initialement un certain investissement en temps et en travail mais qui, une fois son public trouvé, apportera monnaies sonnantes et trébuchantes sans avoir à lever le petit doigt, ou presque (il faut quand même travailler quatre heures par semaine, hein 😉). C’est un peu comme une rock star qui continuerait de toucher des droits d’auteur des années après avoir sorti son tube.

Toute profession s’exerçant essentiellement derrière un ordinateur et via une connexion Internet est en théorie « nomadisable ».

 

Plus concrètement, quels sont les métiers des nomades digitaux? Toute profession s’exerçant essentiellement derrière un ordinateur et via une connexion Internet est en théorie « nomadisable ». Et ça fait beaucoup! C’est le cas des métiers de développeur IT, d’analyste de données, de traducteur ou de web designer par exemple. Sans oublier les diverses carrières dans le marketing en ligne, un choix fréquent chez les nomades digitaux d’autant que beaucoup de ces techniques peuvent s’apprendre sur le tas.

Une nouvelle profession a par ailleurs émergé, celle de virtual assistant. Sorte d’assistant administratif au sens très large, il est recruté via des plateformes en ligne ou des agences spécialisées. De la petite comptabilité au mailing à la clientèle en passant par la gestion d’un agenda ou des travaux de mise en page, il assume toutes sortes de tâches, voire se spécialise dans un domaine (service à la clientèle pour une boutique en ligne par exemple).

Plus surprenant, on rencontre sur les routes (ou dans les co-working), des nomades coachs, psychologues ou professeurs (de langues ou de yoga). Ils mettent à profit les outils du Net (Skype, YouTube, etc.) pour exercer leur profession, autrement.

Voici une petite liste des métiers rencontrés :

– développeur / programmeur IT. C’est dans cette catégorie que j’ai trouvé le plus grand nombre de nomades avec le statut de salarié;

– rédacteur web, rédacteur technique, journaliste, correcteur;

– blogueur;

– traducteur;

virtual assistant.

– designer web, designer d’icones;

– spécialiste du marketing numérique (community management,  pro du référencement, etc.);

 propriétaire d’un commerce en ligne;

– coach, psychologue, enseignant et tout métier de conseil pouvant s’exercer via Skype.

 

La liste n’est pas exhaustive. Concernant la Suisse, l’indépendance et l’entrepreunariat sont sans doute les deux voies d’accès les plus courantes à la vie nomade. Les entreprises sont encore peu nombreuses à proposer des postes de télétravail à 100%. Mais, signe qu’une évolution se profile peut-être, un portail suisse consacré à des opportunités d’emplois à distance a récemment fait son apparition sur la toile (lien ci-dessous). Disponible en allemand, il propose des postes outre-Sarine pour l’instant. A première vue toutefois, nombre des offres publiées exigent tout de même un certain nombre d’heures en présentiel. Affaire à suivre donc…

 

Pour plus d’infos :

En anglais, site de l’Open Colleges (Australie): article de Jenny Lachs, rédactrice et créatrice de «Digital Nomad Girls»

http://www.opencolleges.edu.au/careers/digital-nomads

https://digitalnomadgirls.com/

En français, article «Comment devenir nomade digital?», interview de Felicia Hargarten, cofondatrice du mouvement DNX (prochaine conférence à Lisbonne en septembre 2017)

http://www.momondo.ch/fr/inspiration/devenir-digital-nomad/

En français, article de 2014 mais toujours intéressant:

https://www.kalagan.fr/definition-technomade/

Guide rapide des destinations à l’intention des nomades digitaux

https://nomadlist.com/

Portail suisse de recherche pour des opportunités d’emplois en télétravail

https://www.jobs4remote.ch/

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Je m’appelle Xenia. Traductrice spécialisée dans la banque et la finance, je suis nomade digitale depuis 2014. Mon but? Faire connaître ce mode de vie en Suisse.

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