Rencontres avec les nomades digitaux suisses

Michi: webdesigner et entrepreneur

«Savoir apprécier les autres cultures»

 

Pour cette quatrième interivew de nomade digital, je vous propose une première incursion outre-Sarine avec Michi, un webdesigner zurichois et fondateur de michaelH webdesign. Comme Benjamin, il a participé à la Nomad Cruise. Mais c’est surtout des aspects concrets du « nomadisme digital » qu’il nous parle aujourd’hui. Et jetez un coup d’oeil à son itinéraire des 12 derniers mois (à droite): de quoi faire pâlir d’envie le nomade digital qui sommeille en vous :-).

Interview par auxbonheursnomades

Interview en allemand > ici

 

Q.- Depuis où réponds-tu à cet interview ?

M.- Depuis Zurich. Je travaille depuis chez moi.

Q.- Où étais-tu avant ?

M.- J’étais cinq semaines en Afrique du Sud. Je suis parti avec mon vélo. C’était un super moyen de profiter à 100% de la nature tout en travaillant sur d’autres projets.

Q.- Quel a été le déclic pour toi ? La principale motivation ?

M.- Pour moi, le déclic s’est fait lors d’une présentation de Nick Martin en automne 2016. Il parlait de ses six ans de voyage autour du monde. J’ai commencé à m’intéresser de plus en plus aux voyages. Je suis aussi parti trois mois en Asie du Sud-Est. Et j’ai commencé à réfléchir à tout ça. De plus en plus sérieusement. J’avais dû prendre un congé sans solde pour faire ce voyage, et je me suis dit: « Et si je pouvais voyager sans devoir demander un congé… donc tout en travaillant… depuis partout dans le monde». C’est comment ça que tout a commencé !

Q.- Quelle est l’activité que tu exerces à distance et qui te permet d’avoir ce style de vie ?

M.- Je travaille à la fois pour une agence de pub à Zurich, pour laquelle je suis employé, et en tant que webdesigner. J’ai fondé mon entreprise en décembre 2017.

Q.- Comment as-tu trouvé un patron qui te permette de travailler à distance?

M.- En fait, j’ai travaillé pour cette agence de pub durant trois ans, de façon «classique»: à temps plein et dans un bureau. J’avais envie de réorienter ma carrière mais aussi de voyager plus souvent. J’ai donc posé ma démission. Finalement, en août 2017, l’opportunité s’est présentée de continuer de travailler pour l’agence, mais à temps partiel, à distance et, bien sûr, en tenant compte du fuseau horaire. On peut dire que j’ai eu de la chance. Mon employeur s’est montré très compréhensif.

Q.- Comment d’autres personnes peuvent-elles faire pareil ?

M.- Mon premier conseil, c’est: lance-toi! Tout simplement. Regarde si ça te convient. Beaucoup de personnes préfèrent une vie de bureau classique, avec des collègues. Mais si tu peux t’imaginer travailler dans un coworking avec des inconnus, ou encore dans un café ou une auberge de jeunesse… ce mode de vie est probablement fait pour toi. Je conseillerais de commencer par tester ce style de vie pendant une brève période, par exemple deux semaines. Les Canaries (Las Palmas à la Grande Canarie) ou encore Bali ou la Thaïlande sont des destinations parfaites pour cela: les coûts de la vie y sont faibles.

Il peut y avoir un sentiment de solitude. C’est clair. Il faut en être conscient. Mais pour moi les avantages l’emportent nettement: j’aime voyager et rencontrer des gens. Ce qui compte aussi, c’est d’être ouvert à la nouveauté, de savoir apprécier les autres cultures et d’accepter de s’y émerger.

Q.- Comment se font les contacts avec les clients / collègues / fournisseurs (en personne, Skype, e-mail, etc.) ? 

M.- Principalement par e-mail. A mon avis, rien ne vaut la communication écrite. Sinon, j’utilise appear.in. Cela fonctionne comme Google Hangout ou Skype. On peut discuter et partager son écran, ce qui est très pratique pour le travail.

Q.- Quels outils / organisation de travail as-tu mis en place pour pouvoir travailler à distance ?

M.- Au niveau informatique, mon portable était déjà bien équipé. Et j’utilise de plus en plus le VPN pour travailler de manière sécurisée quand j’utilise le réseau public des aéroports.

Q.-A l’étranger, comment te loges-tu (appartement en location, co-living, airbnb, hôtel, etc.)? Comment cherches-tu un logement ?

M.- J’essaie de trouver un coliving cool et pas cher. Sinon, je me rabats sur airbnb et les auberges de jeunesse.

Q.- En tant que nomade digital, as-tu encore une base ?

M.- Oui (malheureusement!). Je suis dans une coloc’. Mon objectif est de m’en libérer en avril 2018 pour faire des économies et vivre là où j’en ai envie.

 

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Questions en bref

Ton itinéraire ces 12 derniers mois?

Afrique du Sud (décembre-janvier, 5 semaines), Toscane (octobre, 2 semaines), Londres (week-end prolongé, novembre 2017), Genève (week-end, en octobre), Francfort (4 jours en octobre), Panama City (1 jour, après la Nomad Cruise en octobre), Las Palmas (10 jours, en septembre), Aruba (escale durant la Nomad Cruise), Curacao (escale durant la Nomad Cruise), St. Kitts (escale durant Nomad Cruise), Portugal (en août, 2 semaines), Crète (mai, 1 semaine), Vietnam (février, 3 semaines), Thaïlande (mars, 3 semaines), Laos (mars, 2 semaines), Myanmar (avril, 3 semaines) et Bali (avril, 2 semaine)

Où t’installes-tu pour travailler?

Dans un coworking proche de la nature. C’est vraiment extraordinaire. Sinon dans un café sur la plage.

Une ressource nomade en particulier?

 

J’adore «Chris the Freelance». Il est vraiment cool! Il a son site et aussi une chaîne sur youtube.

Un dicton, une citation?

« Ne commence jamais à arrêter, n’arrête jamais de commencer. »

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