Une expérience...

Le jour où je me suis fait virer de la «Maison du yoga»…

Ça y est ! J’ai enfin une très mauvaise expérience à raconter sur le nomadisme digital. De quoi répondre à la question que les journalistes aiment tant poser : « Quel est votre pire souvenir ? ». Eh bien, voilà. J’en ai un !

D’ailleurs, il m’a fallu plus d’une semaine pour m’en remettre : je me suis fait virer (avec Manuela*, une autre nomade digitale présente sur place) de la « Maison du yoga »*, celle qui se présentait comme un paradis du yoga sur terre, havre de paix et  source d’énergies nouvelles… Mais moi, je suis rentrée à moitié malade et les nerfs à vif…

Tout avait si bien commencé…

Cela faisait longtemps que j’en rêvais, notamment en regardant la « Maison France 5 », avec Stéphane Thébaut : la côte atlantique française. À moi les huîtres et les embruns!

J’avais donc réservé trois semaines dans une autre maison, « Maison du yoga », pour passer le mois de novembre au bord de l’océan, travailler à distance et profiter de quelques balades ponctuées de cours de yoga bi-hebdomadaires. Le tout précédé d’un week-end à Bordeaux, ville qui m’a immédiatement conquise.

Le charme bordelais

Le rêve ?

Eh bien, non.

Quand les petits bémols mènent à la dissonance…

Premier bémol : la météo pourrie (pluie et rafales de 80 km/h) et plage partiellement fermée en raison de ballots de cocaïne échoués sur les plages. Oui… vous avez bien lu (plus d’infos ici).

Bon. Jusque-là j’aurais pu en prendre mon parti avec philosophie… mais il y avait la « Maison du yoga ».Ce lieu généralement destiné aux retraites et formation de yoga faisait cet automne-hiver 2019 la promotion d’une offre de basse saison (en gros, hébergement et cours de yoga), présentée comme compatible avec le remote work (entre autres). Le propriétaire-yogi nous avait assuré que le wifi était bon et s’était même montré disposé à installer de petits « bureaux » dans nos chambres, afin que nous puissions travailler au calme. Tout semblait parfait… sur le papier.

Une joli déco? Oui, mais elle peut cacher une atmosphère froide (au sens propre;))

Mais Manuela et moi, on s’est vite sentie pas trop à l’aise dans cet endroit. D’autres « bémols » rendaient l’endroit peu adapté au travail à distance :

  • Le wifi était de mauvaise qualité (j’utilisais donc mes données 4G)
  • La luminosité n’était pas idéale à certains moments de la journée (et l’éclairage dans la maison inadéquat)
  • La configuration des lieux n’aurait pas permis de travailler de manière concentrée s’il y avait eu d’autres hôtes que nous à l’étage (de ma chambre, j’aurais entendu tout ce qui se passait au salon / cuisine)
  • L’étage était insuffisamment chauffé (et pas de chauffage d’appoint mis à notre disposition). Concrètement, cela veut dire que je me baladais avec trois couches de vêtements pour tenir le coup, y compris un sous-pull thermique pour le ski mis dans ma valise « au cas où ». Après avoir soumis ce problème à trois reprises aux propriétaires-yogi, nous avons constaté une légère amélioration dans les chambres, mais le salon / cuisine restait très peu confortable. Résultat : j’aurais dû passer la majeure partie de la journée dans ma petite chambre, certes charmante… mais quand même.

La décision, l’ultimatum et le départ précipité

Un départ précipité et un séjour écourté dans une région pourtant magnifique

Finalement, Manuela et moi avons décidé d’écourter notre séjour après avoir tenté plusieurs solutions pour rendre notre quotidien plus confortable.

C’est là que les choses se sont envenimées. En apprenant notre décision, le propriétaire-yogi s’est brutalement énervé et a fini par exiger que nous partions le soir même. Or, il nous restait en théorie une semaine, déjà réglée, et nous n’avions nulle part où aller à ce stade. Mais cela n’a pas eu l’air d’émouvoir le propriétaire, qui a déclaré ne plus vouloir de nous chez lui. Il ne voulait pas de « notre énergie autour de ses hôtes » de la semaine suivante (ah ?). Et puis, nous lui faisions perdre de l’argent (re-ah ?). Simultanément, il a parlé d’un remboursement mais en refusant de donner un chiffre exact. Après cette ébauche de conversation, il a quitté la pièce. Bizarrement, le chauffage et le wifi ont cessé de fonctionner dans la demie-heure qui a suivi (hasard ?)… Nous avons ensuite reçu un ultimatum : soit nous partions dans les 30 minutes avec un chauffeur mandaté par ses soins et nous recevions un remboursement, soit nous ne recevions aucun remboursement. Nous avions 10 minutes pour nous décider (hein ?).

Et, en effet, j’ai fini par plier bagage en 20 minutes, me félicitant au passage d’avoir opté pour une valise minimaliste de nomade digital…

La somme remboursée par le propriétaire-yogi ne nous a pas permis de réserver un logement de remplacement. Nous avons donc passé la nuit à Bordeaux et sommes rentrées chacune le lendemain à la maison.

Bref, ce séjour tant attendu dans une région, par ailleurs très accueillante, s’est vraiment mal terminé.

Je me suis posé la question : aurais-je pu prévoir que la « Maison du yoga » allait me réserver une si mauvaise surprise ou du moins qu’elle n’aurait pas convenu à un séjour de trois semaines en mode nomade digital ?

Et, en effet il y avait eu des signes avant-coureurs (la suite ici).

 

*noms fictifs

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Hello tout le monde!

Je m’appelle Xenia. Traductrice spécialisée dans la banque et la finance, je suis nomade digitale depuis 2014. Mon but? Faire connaître ce mode de vie en Suisse.

Vous voulez en savoir plus sur un concept? Découvrez le petit lexique de l’apprenti nomade.

Suivez-moi sur Instagram:

Mes 12 sites préférés sur les nomades digitaux

Envie de devenir nomade digital? Ou juste curieux?

Voici la liste des 12 sites essentiels (avec mes commentaires perso ;)!